Nouveau rapprochement Israël-Russie

Sur fond de tensions sur les deux versants du Golan, nouveau rapprochement Israël-Russie afin d’éviter un clash aérien en Syrie.

Alors que la tension est encore montée d’un cran sur la frontière-nord d’israël après des tirs venus de Syrie, Jérusalem et Moscou renforcent leur coordination aérienne et radar dans le ciel de la région.

Après que deux chasseurs américains de type F/A-18E Super Hornet aient abattu le 18 juin dernier un bombardier syrien SU-22 à l’est de la ville de Rakka qui pilonnait à 50 kms à l’est de Damas les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) entraînées par les Etats-Unis dans le cadre des opéations de la coalition arabo-occidentale opérant en Syrie et en Irak, Moscou diffusait le lendemain une dure mise en garde à Washington : « Tout engin volant, y compris les avions et drones de la coalition internationale opérant à l’ouest du fleuve de l’Euphrate, sera traqué dans le ciel et sur terre par les forces anti-aériennes russes et traité comme une cible ». Suite à quoi le ministre russe de la Défense annonçait qu’il interrompait toute coordination avec l’US. Army visant à éviter des incidents aériens.

Un « échange de bons procédés » qui a exacerbé à un niveau sans précédent les tensions entre la Russie et les Etats-Unis concernant la cruelle guerre civile syrienne entamée en mars 2011 qui dure depuis sept ans. Avec en filigrane une quesion que tout le monde se pose : comment Donald Trump, qui n’a toujours pas rencontré son « ami Vladimir Poutine, va-t-il réagir alors que Washington semble vivre à l’heure du scandale « Russia Gate » et des liens et interventions de Moscou en faveur du candidat Trump dans la dernière campagne présidentielle américaine… ?

De dangereux clashes dans le ciel syrien : c’est précisément ce que Russes et Israéliens ont réussi à éviter depuis presque deux ans dans les cieux de la région après que Vladimir Poutine ait déployé son armée en Syrie courant septembre 2015.

Fait intéressant : c’est précisément après ce dernier clash survenu avec l’armée de l’air américaine que Moscou contactait directement Jérusalem afin de proposer que la coordination aérienne et radar mise en place à l’automne 2015 soit « revue et sérieusement affinée » – ce qui ne manquera pas de se concrétiser dans les prochains jours.

L’Iran accentue sa présence militaire sur le Golan syrien

Précisons que ce nouveau rapprochement logistique en vue entre Moscou et Jérusalem intervient dans un contexte très tendu dans la région du Golan syrien et alors que les armée israélienne et jordanienne constatent l’avancée régulière des forces syriennes et iraniennes dans le sud syrien sous la direction des Gardes révolutionnaires iraniens (GRI) et de bataillons spéciaux du Hezbollah.
Plus concrètement et pour le 2ième jour consécutif depuis le chabbat du 24 juin, les forces pro-Assad opérant sur le Golan ont tiré une dizaine de projectiles sur le territoire israélien sans faire toutefois de blessés ni de dégâts – ce qui a entraîné la riposte immmédiate de l’artillerie de Tsahal contre plusieurs cibles de l’armée officielle syrienne.

Dès ces premiers tirs, le Premier ministre Netanyahou devait déclarer samedi avec fermeté : « Israël ne tolèrera aucun violation de sa sécurité sur aucun front. Nous n’accepterons aucun ‘soupoudrage’ ou pilonnage d’obus ou de roquettes ». Le lendemain, il devait encore préciser lors de la réunion hébdomadaire du cabinet : « Nous réagirons avec force contre toute agression sur notre territoire et nous ne permettrons pas à la République islamique iranienne d’établir une présence paermanente sur le Golan. Notre politique est claire : nous riposterons chaque fois que notre pays est attaqué ».

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