L’islamisme radical est devenu une donnée structurelle de l’Europe

Alors que plus de 5 000 Djihadistes européens ont été envoyés combattre en Syrie depuis 2011 – dont 1 500 venus de France -, les grands pays du Vieux-Continent enregistrent une inquiétante progression du nombre d’extrémistes musulmans prêchant sur place la violence et l’intolérance.

Au sein d’une population musulmane globale évaluée à près de 50 millions de personnes dans toute l’Europe, on compterait aujourd’hui pas moins de 100 000 islamistes radicaux, dont 23 000 en Grande-Bretagne et 25 000 en France : des chiffres qui laissent augurer d’une évolution plutôt problématique de la situation sécuritaire du Vieux-Continent. D’autant que la quasi-totalité des attentats terroristes souvent très meurtriers perpétrés depuis cinq ans dans certaines des plus grandes villes d’Europe (Londres, Manchester, Paris, Nice, Berlin, Bruxelles), qui ont fait plus de 400 morts, ont été commis par des gens souvent nés sur place et éduqués au sein du système européen d’éducation…

Fait encore plus inquiétant : utilisant à fond les ressources d’Internet, de Facebook et de Twitter, ces islamistes occidentaux affichent un degré d’intolérance, de haine et de « rejet de l’autre » encore plus extrémiste que celui de leurs propres homonymes dans le monde arabo-musulman ! De facto, ceux bien sont eux qui prêchent, recrutent et forment grâce aux réseaux sociaux au cœur même de l’Europe occidentale, les membres des filières terroristes se réclamant, entre autres, de l’Etat islamique (Daësh) toujours prêts à passer à l’acte.

Ainsi dans une récente vidéo diffusée au Danemark, un imam de ce pays affirme avec conviction que « le Jour du Jugement ne viendra que lorsque les Musulmans combattront les Juifs pour les tuer ! ». Or, il en existe des centaines d’autres du même genre qui s’adressent au même public fanatisé !

Le vivier français de l’extrémisme islamique

D’après l’Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste (UCLAT), la France compterait 4,3 millions de Musulmans [un chiffre ne tenant pas du tout compte de l’immense émigration clandestine durant depuis des décennies, ni des naissances non déclarées-Ndlr]. Parmi eux, 25 000 sont classés « S » (problématiques pour la sécurité du pays) et 11 600 « hyper-radicalisés », dont 25 % de femmes et 16 % d’adolescents mineurs – ce qui laisse rêveur…

Une situation qui ne s’améliorera guère si l’on se réfère aux réticences permanentes des élites politiques, médiatiques et sécuritaires françaises comme européennes à appeler un « chat un chat » en désignant enfin l’extrémisme musulman pour ce qu’il est : un fléau en pleine progression mettant en danger la sécurité et l’avenir de toute l’Europe.

Fait plutôt révoltant à cet égard : alors que les rassemblements et manifestations de l’extrême-droite européenne suscitent chaque fois, à juste titre, une levée de boucliers de critiques et de protestations des milieux libéraux, tous ces délires extrémistes du radicalisme musulman sont loin de soulever des foules d’opposants…

Autre prévision peu rassurante : d’ici 2030, la population musulmane européenne atteindra plus de 58 millions de personnes, soit 10 % du nombre des Européens.

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